ANNÉE DU PASTORALISME 2026 : PASTORALISME ET TRANSHUMANCE DANS LE MIDI DE LA FRANCE DU NÉOLITHIQUE AU XXIème SIÈCLE.

N’hésitez pas à faire appel à moi !

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  • Une institution publique ou associative ?
  • Une université ou un laboratoire de recherche ?
  • Une revue scientifique ou une maison d’édition spécialisée ?
  • Un professionnel de l’agriculture et de l’élevage pastoral ?
  • Un musée ou un centre d’exposition ?
  • Un professionnel du textile et de l’artisanat ?
  • Une institution ou une association de protection de la nature ?

Je peux vous accompagner dans votre démarche de recherche, de transmission et de mise en valeur de vos services et produits

Depuis décembre 2023, la transhumance est inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO. L’ONU a proclamé 2026 comme l’Année des parcours et des éleveurs pastoraux, reconnaissance considérable pour les professionnels du métier, et formidable mise sur le devant de la scène des questionnements actuels qu’ils soient alimentaires, écologiques (biodiversité) et sur le rôle prépondérant des communautés rurales.

Dans ce contexte international, mes six ouvrages sur le pastoralisme et la transhumance (ovine et même bovine) en Provence, totalisant près de 900 pages, offrent un retour aux sources historique et documentée dans l’évolution des troupeaux, des bergers et des chemins de transhumance, de la Préhistoire à la nos jours.

Visant à éclairer les enjeux actuels du pastoralisme durable, chaque livre répond à des questions précises, en s’appuyant sur des archives inédites, des enquêtes minutieuses de terrains et des témoignages recueillis auprès de bergers, éleveurs et d’un panel varié de professionnels de l’élevage (manufactures de laine, foin de Crau, fabricants de sonnailles, ingénieurs agricoles, chercheurs…).

Étudiant de façon détaillée des pans de l’Histoire peu explorés (Ancien Régime, Seconde guerre mondiale…) et retraçant l’évolution de l’élevage ovin dans ses différentes facettes, mes ouvrages donnent l’opportunité de découvrir et approfondir les connaissances actuelles sur le pastoralisme en dans le Midi de la France et d’envisager des solutions anciennes, économiques et écologiques, pour relever les défis d’aujourd’hui et de demain…        

Bergers et moutons de la Crau à l’alpe : 4 000 ans de pastoralisme ovin et de transhumance
en Provence

La Crau, dernière plaine semi-steppique d’Europe occidentale, est un terroir d’exception pour comprendre l’histoire du pastoralisme ovin et de la transhumance. Terre de pâturage depuis la Préhistoire, la Crau a toujours été une terre où l’Homme a su exploiter ses ressources humaines, écologiques, économiques et culturelles.

Mon ouvrage, interdisciplinaire, retrace 4 000 ans d’histoire, des premières installations néolithiques aux défis contemporains, en passant par les bergeries romaines, la transhumance monastique médiévale ou encore la diffusion du mouton mérinos.

De la Préhistoire à l’Antiquité : les origines mythiques et historiques du pastoralisme en Crau.

Pendant des millénaires, la plaine steppique de la Crau a été façonnée par le pastoralisme. Dès la Préhistoire, les premières communautés néolithiques s’y installent, suivies par les Grecs et surtout les Romains. Le mythe d’Héraklès, évoqué par Eschyle, lie même la formation de la Crau à Zeus, témoigne de la place de cette terre dans les mentalités de l’époque. C’est à l’époque romaine qu’Arelate (Arles) – et son territoire -, devient un centre névralgique pour l’élevage ovin, avec des bergeries et une transhumance organisée vers les alpages.

Le Moyen Âge : la transhumance monastique et les conflits d’alpage

Au Moyen Âge, les communautés religieuses (Durbon, Bertaud, Boscodon, Léoncel) jouent un rôle central dans la genèse de la transhumance hivernale, créant des coussouls (pâturages) et structurant les déplacements des troupeaux. Les conflits d’alpages et la transhumance monacale illustrent l’importance économique et sociale de l’élevage ovin pour ces communautés monastiques et plus largement pour les Provençaux jusqu’au XIIIème siècle, tandis que les XIVème et XVème siècles voient émerger une transhumance entrepreneuriale, portée par des figures comme Noé de Barras.

De l’Ancien Régime à la Révolution : le canal de Craponne et l’âge d’or des drailles

L’Ancien Régime marque un tournant avec la création du canal de Craponne par Adam de Craponne, qui redonne vie à la plaine de la Crau, la modifie en profondeur et renouvelle le pastoralisme. Les drailles et carraires (chemins de transhumance) sont des axes majeurs, avec une organisation quasi militaire des troupeaux. Les guerres de religion, les tarifs d’estive et la vie des bergers au XVIIIème siècle sont analysés à travers des archives inédites, révélant une société pastorale structurée.

Le XIXème siècle : l’arrivée du mérinos

L’introduction d’un troupeau de moutons mérinos venant Espagne et se rendant à Rambouillet transforme l’élevage français de façon générale (essais de mérinisation de Daubenton) et provençal de façon plus spécifique. La bergerie nationale d’Arles, créée sous Napoléon, devient un modèle pour l’amélioration des troupeaux et l’introduction de cette une race espagnole dont la laine fine révolutionna l’industrie textile

XXème siècle et époque contemporaine : entre tradition et modernité

Le XXème siècle voit la transhumance s’adapter aux guerres et à la motorisation, mais aussi la renaissance des fêtes de la transhumance (Salon-de-Provence, Istres, Saint-Martin-de-Crau), qui célèbrent l’identité pastorale. Le foin de Crau, aujourd’hui AOP, et la manufacture Brun de Vian-Tiran (laine mérinos) témoignent de la renommée internationale de cette région. Enfin, l’ouvrage aborde la place des bergères, souvent oubliées, et l’image du berger dans la littérature et l’art, de Mistral à Daudet en passant par Émile Loubon et Théodore Jourdan.

Éléments clefs :

  • Une approche interdisciplinaire : histoire, histoire de l’art, archéologie, économie, anthropologie, littérature, sociologie, ethnologie et ethnographie.
  • Des archives et témoignages inédits : mémoires de transhumance, récits de bergers et d’éleveurs…
  • Une étude la plaine de la Crau sur 4 000 ans de ses ressources et de sa résilience.

Parmi les questions abordées :

  • Comment la transhumance a-t-elle évolué de la Préhistoire à nos jours ?
  • Comment le canal de Craponne a-t-il transformé le pastoralisme ?
  • Quelle est l’histoire du foin de Crau ?
  • Comment les fêtes de la transhumance participent de nos jours à la vie des communautés rurales ?

Ce livre retrace l’évolution tout au long de l’histoire de cette plaine unique en Europe occidentale, son rôle dans l’élevage pastoral et permet de mieux comprendre l’héritage et l’avenir du pastoralisme en Provence. Ce livre retrace l’évolution tout au long de l’histoire de cette plaine unique en Europe occidentale, son rôle dans l’élevage pastoral. C’est une étude complète et approfondie sur l’histoire de l’élevage ovin en Provence depuis les origines jusqu’au XXIème siècle : toutes les périodes chronologiques (sans en omettre une seule) sont pour la première fois traitées dans un seul ouvrage.

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Les chemins de transhumance dans la Provence du XVIIIème siècle : drailles et carraires dans les archives.

Comment les troupeaux ovins migraient-ils entre la plaine des Bouches-du-Rhône et les alpages du Dauphiné au XVIIIème siècle ?

Drailles et carraires qui jalonnent alors le paysage provençal de l’Ancien Régime, servent de voies de migration saisonnière aux troupeaux d’ovins nombreux. Cet ouvrage offre un retour aux sources dans l’histoire des chemins de transhumance en Provence entre 1750 et 1789.

À travers une analyse détaillée des carnets de route de transhumance (1752-1753), ce livre explore quatre routes empruntées par les moutons dont le détail est conservé dans les archives :

  • La route d’Embrun.
  • La route de Barcelonnette.
  • La route du Dévoluy.
  • La route de la Gresse.
  • Analyse comparative des chemins de transhumance : largeurs, péages, conflits.

Mon ouvrage s’attache aussi à retracer les routes secondaires dans toutes les communes de la viguerie d’Aix-en-Provence, révélant comment ces chemins de transhumance ont structuré les communes provençales et façonné les paysages.

Éléments clefs ?

  • Première cartographie historique des drailles et carraires de Provence au XVIIIème siècle.
  • Transcription et analyse de carnets de routes de transhumance : nombre de bêtes, date et lieu de départ, date et lieu d’arrivée, tarifs, étapes…
  • Étude du règlement de 1783 sur la largeur des carraires, essentiel pour comprendre l’organisation des déplacements de troupeaux.

Parmi les questions abordées :

  • Quels étaient les chemins de transhumance entre Marseille et Aix-en-Provence au XVIIIème siècle ?
  • Comment les éleveurs provençaux organisaient-ils les migrations saisonnières vers les alpages ?
  • Quelle était la réglementation des carraires sous l’Ancien Régime ?

Cet ouvrage peut servir de référence aux passionnés d’histoire locale mais aussi aux randonneurs empruntant les anciennes drailles, et à tous ceux qui s’intéressent à la transhumance ovine en Provence et à la préservation des chemins pastoraux.

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Le mouton mérinos en Provence au XIXème siècle : l’essai inédit de Chiousse (1816) sur l’amélioration des laines.

Un manuscrit inédit

Ce manuscrit inédit du XIXème siècle, conservé aux archives départementales des Bouches-du-Rhône, a été rédigé en 1816 par Chiousse, éleveur de la plaine de la Crau (Salon-de-Provence). Ce traité, destiné au Ministre de l’Intérieur, constitue le plus ancien mémoire professionnel sur le mouton mérinos en Provence.

Mon ouvrage transcrit et reproduit dans son intégralité cet essai. Il donne l’opportunité de mieux comprendre l’histoire du mouton mérinos et du pastoralisme ovin dans le Midi de la France au XIXème siècle.

Il offre également la possibilité de s’ouvrir aux questionnements actuels liés à l’élevage et à l’écologie. À l’heure où l’année internationale du pastoralisme 2026 met en lumière ces pratiques, ce livre offre une ressource précieuse pour les historiens, les éleveurs, les ingénieurs et tous ceux qui s’intéressent à l’héritage pastoral provençal afin d’explorer les racines de l’élevage ovin en Provence et les leçons du passé pour relever les défis d’aujourd’hui.

Éléments clefs :

  • Un essai inédit : Chiousse y présente un état des lieux des troupeaux d’ovins dont le mouton mérinos en Provence, tout en étendant ses conseils aux départements de l’Occitanie et d’Auvergne-Rhône-Alpes, soulignant l’importance de la mobilité des troupeaux et une certaine homogénéité de l’élevage sur un vaste territoire.
  • L’origine du mouton mérinos : Importé à Rambouillet à la fin du XVIIIème siècle, le mérinos s’est diffusé au début du XIXème siècle dans toute la France. Ce traité éclaire ses débuts et son implantation dans le Midi, bien avant les travaux de Maurice Amalbert et Aimé Orange sur le mérinos d’Arles (1924).
  • Une analyse de la question pastorale concernant un large territoire (Provence, Occitanie et de la région AuvergneRhône-Alpe)

Parmi les questions abordées

  • Comment le mouton mérinos s’est-il implanté en Provence au XIXème siècle ?
  • Quels étaient les conseils des éleveurs pour améliorer les laines ?
  • Quelle était la place de la Crau dans l’élevage ovin national ?
  • Comment étaient composés et vivaient les troupeaux ?

Une analyse approfondie

L’ouvrage inclut une étude du traité, abordant :

  • La transhumance et ses chemins : comment les troupeaux migraient-ils entre la Crau et les alpages ?
  • Les compétences des bergers : quelles étaient les pratiques d’élevage et de conduite des troupeaux ?
  • Le mouton mérinos : quels étaient les défis de son introduction en Provence ?
  • Les maladies des ovins : comment les éleveurs les géraient-ils ?

Des solutions pour l’avenir ? Face aux enjeux actuels de biodiversité, climat et ressources énergétiques, les propositions de Chiousse offrent une perspective historique pour repenser l’élevage ovin aujourd’hui et relever les défis : l’amélioration des races, la gestion des parcours et la valorisation des produits pastoraux.

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La bergerie nationale d’Arles (1805-1825) : la genèse de l’âge d’or du mouton mérinos en Provence.

Résumé :

L’histoire du pastoralisme en Provence recèle des pépites que l’on croit souvent connaître, comme celle de la bergerie nationale d’Arles, active de 1805 à 1825. Ce lieu emblématique permet de comprendre comment le mouton d’Arles et de Crau, encore réputé aujourd’hui pour sa toison, s’est imposé comme une race d’excellence. Cet ouvrage retrace vingt ans d’histoire pastorale, de l’Empire napoléonien à la Restauration, facilitant la diffusion du mouton mérinos en Provence.

Quels étaient les enjeux du pastoralisme en Provence au début du XIXème siècle ?

Avant l’arrivée du mérinos, la Provence était déjà une terre pastorale par excellence depuis les temps les plus reculés. Mon livre explore les bêtes à laine en Provence durant l’Ancien Régime, puis l’importation du mouton mérinos en France et dans le Midi de la France. La bergerie d’Arles, d’abord installée au mas d’Augery, puis au château de l’Armeillère, joua un rôle dans l’amélioration du cheptel local. La transhumance estivale du troupeau est aussi abordée.

Quels liens entre la bergerie d’Arles et les pratiques pastorales actuelles ?

L’ouvrage révèle comment les ventes de laine et de bêtes organisées entre 1807 et 1824 ont structuré l’économie pastorale provençale. On y découvre aussi les liens privilégiés avec la bergerie de Perpignan, ou encore le troupeau de Joséphine de Beauharnais, preuve de l’importance politique et économique de ces élevages.

Comment ce livre complète-t-il les connaissances sur le pastoralisme dans la plaine de la Crau ?

La bergerie nationale d’Arles (1805-1825) s’inscrit dans la continuité de l’ouvrage Bergers et moutons de la Crau à l’alpe, en approfondissant une période charnière pour l’élevage ovin. Il intéressera autant les passionnés d’histoire que les professionnels du pastoralisme, soucieux de comprendre l’évolution des métiers pastoraux.

Il est également à mettre en lien avec Le mérinos en Provence au XIXème siècle. « Essai sur l’amélioration des laines et l’accroissement des troupeaux » (Chiousse, 1816) qui reproduit le manuscrit écrit par l’éleveur craven (Salon-de-Provence) à destination du Ministère de l’Intérieur, décrivant un état des lieux du cheptel et des solutions pour en optimiser l’élevage.

Éléments clefs :

  • Une période charnière pour l’élevage ovin en Provence avec l’introduction du mouton mérinos par le truchement de la bergerie impériale d’Arles.
  • Une immersion dans l’histoire pastorale provençale du XIXèmesiècle en pénétrant au sein d’une institution étatique et de par le lien entre les moutons mérinos et les ovins autochtones.
  • Une analyse des pratiques et des enjeux économiques montrant la façon dont étaient exploités les produits issus de l’élevage de la bergerie au sein du marché financier de l’époque.
  • Une vision globale des systèmes d’élevage, des migrations et des dynamiques économiques et sociales de l’époque avec la mise en place de la transhumance pour le troupeau de la bergerie.
  • Des archives inédites ayant permis de découvrir des pans méconnus de l’histoire de la bergerie, du mouton mérinos et de la vie pastorale du premier quart du XIXèmesiècle.

Parmi les questions abordées :

  • Quels étaient les ovins élevés en Provence avant l’arrivée du mérinos ?
  • Comment s’est déroulée la mérinisation en Provence ?
  • Quel était le rôle de la bergerie arlésienne dans l’implantation et la diffusion du mouton mérinos ?
  • Quelles étaient les relations entre la bergerie d’Arles et d’autres centres d’élevage, comme celle de Perpignan ?
  • Comment s’organisait la transhumance du troupeau de la bergerie nationale ?
  • Pourquoi et comment la bergerie a-t-elle fermé ses portes en 1825 ?
  • Quel héritage la bergerie d’Arles a-t-elle laissé au pastoralisme provençal ?

Cet ouvrage est une ressource précieuse pour qui veut saisir les racines provençales du mouton mérinos de Crau et du Pays d’Arles et de son implantation dans le paysage du pastoralisme méridional, ses innovations et ses traditions.

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La transhumance arlésienne durant la Seconde Guerre mondiale (1939-1942) : la vie des éleveurs et bergers en Pays d’Arles et Camargue.

Pendant les premières années de la Seconde Guerre mondiale (1939-1942), la transhumance ovine a continué de rythmer la vie du Pays d’Arles et de la Camargue, malgré les bouleversements liés à l’Occupation et aux restrictions.

En se fondant sur des documents d’archives inédits, mon ouvrage révèle comment éleveurs et troupeaux se sont adaptés à cette période de troubles, en modifiant leurs modes de transport, leurs lieux d’estive, les communes d’hivernage ou encore la composition de leurs cheptels. Une transhumance bovine s’est notamment développée de manière exceptionnelle, marquant ainsi l’histoire de l’élevage provençal.

1939-1941 : les débuts de la guerre et l’adaptation des troupeaux

Dès 1939, les éleveurs arlésiens doivent faire face à des contraintes logistiques et économiques. Combien de troupeaux et de bêtes ont pu migrer vers les montagnes ? Quels modes de transport ont été privilégiés entre transhumance pédestre et voie ferrée ? Cet ouvrage analyse année par année (1939, 1940, 1941) l’évolution des pratiques, en s’appuyant sur des archives locales et des témoignages pour retracer l’hivernage à Arles et l’estivage dans les Alpes et en Italie.

1942 : une année charnière pour la transhumance arlésienne

L’année 1942 marque un tournant décisif. Après le 11 novembre 1942 et l’invasion de la zone libre, les éleveurs doivent repenser leurs stratégies. Combien de troupeaux ont pu partir vers les alpages ? Comment les transports se sont-ils organisés ? L’ouvrage détaille les chiffres clefs des troupeaux ovins et bovins venant de Savoie, ainsi que leur cohabitation parfois problématique dans les Bouches-du-Rhône.

La transhumance bovine : une migration en temps de guerre

Un phénomène particulier est à noter durant cette période : l’accroissement de la transhumance bovine. Les troupeaux de vaches savoyardes trouvent refuge dans la Crau et le Pays d’Arles, créant une dynamique nouvelle dans l’élevage provençal.

Quels étaient les effectifs ? Comment s’organisait la cohabitation entre ovins et bovins ? Quels défis logistiques et sanitaires cette transhumance mixte a-t-elle posés ? Ce sont autant de questions auxquelles mon ouvrage répond de façon précise et approfondi.

Un appendice exclusif : la transhumance par voie ferrée en 1942

L’ouvrage inclut un appendice consacré à la transhumance ferroviaire durant l’année 1942, si particulière dans l’adaptation du pastoralisme à cette période de crises.

Éléments clefs :

  • Des archives inédites : arrêtés, lettres, registres de transhumance.
  • Une analyse année par année (1939-1942) des adaptations des éleveurs.
  • Une cartographie des lieux d’hivernage et d’estivage.

Parmi les questions abordées :

  • Comment la transhumance s’est-elle organisée en zone occupée ?
  • Quels étaient les lieux d’estive et d’hivernage en 1939-1942 ?
  • Quel rôle a joué la transhumance ferroviaire pendant la guerre ?

Grâce à des documents d’archives (arrêtés sur le ravitaillement en lait, lettres des mairies), ce livre éclaire un pan largement méconnu de l’histoire pastorale, où les éleveurs et bergers ont su s’adapter aux crises, à la guerre et innover pour survivre.

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Pastoralisme et transhumance en Provence (1939-1948) : de l’Occupation à la Libération entre adaptation et résilience.

Malgré les bouleversements de la Seconde Guerre mondiale, le pastoralisme et la transhumance en Provence n’ont jamais cessé. Grâce à des textes d’archives inédits (registres comptables, lettres, rapports) et à des témoignages d’anciens bergers et éleveurs ou de leurs descendants, cet ouvrage offre une vision globale des enjeux de l’élevage ovin provençal entre 1939 et 1948.

Il retrace non seulement les stratégies d’adaptation des éleveurs face à l’Occupation et aux pénuries, mais aussi leur vie quotidienne, leur résistance et leur rôle dans la préservation des troupeaux et des traditions pastorales.

La transhumance provençale sous l’Occupation (1939-1942) : données et adaptations

Comment les troupeaux et les bergers ont-ils survécu entre 1939 et 1942 ? Cet ouvrage analyse les données générales sur les effectifs ovins dans les Bouches-du-Rhône, les moyens de transport utilisés (transhumance pédestre, camions, voie ferrée), et les communes d’hivernage (arrondissements de Marseille, Aix-en-Provence, Arles, Istres).

Il détaille aussi les lieux d’estive, des Alpes-de-Haute-Provence à la Savoie, en passant par l’Ariège, la Drôme, les Hautes-Alpes, l’Isère, l’Italie, montrant comment les éleveurs ont contourné les restrictions pour mener leurs bêtes vers les alpages.

Bergers et éleveurs : vie quotidienne et défense des droits (1939-1948)

Au-delà des chiffres, ce livre donne la parole aux acteurs du pastoralisme et à leurs descendants. Comment vivaient les bergers en alpage et en plaine pendant la guerre ? Quels étaient leurs droits, leurs luttes et leurs stratégies pour protéger leurs troupeaux face aux réquisitions et aux pénuries ? À travers des témoignages poignants, on découvre la résilience de ces hommes et femmes qui ont maintenu vivante la transhumance provençale, malgré les risques et les privations.

De la Libération à 1948 : la renaissance du pastoralisme

La fin de la guerre ne signifie pas un retour immédiat à la normale. Entre 1945 et 1948, les éleveurs doivent reconstruire leurs troupeaux, réorganiser les transhumances et faire face à un marché perturbé.

Éléments clefs :

  • Des archives et témoignages inédits : registres, lettres, rapports, récits de bergers.
  • Une analyse géographique complète : des Bouches-du-Rhône aux alpages français et italiens.
  • Une étude approfondie sur une période fortement méconnue pour le pastoralisme provençal.

Parmi les questions abordées :

  • Comment les éleveurs provençaux ont-ils adapté la transhumance pendant la guerre ?
  • Quels étaient les lieux d’estive et d’hivernage entre 1939 et 1948 ?
  • Comment les bergers ont-ils défendu leurs droits et leurs troupeaux sous l’Occupation ?
  • Comment les troupeaux ont-ils résisté aux pénuries et aux réquisitions ?

Cet ouvrage rappelle que la transhumance n’est pas qu’une tradition, mais une pratique vivante, capable de résister aux crises et de s’adapter aux bouleversements historiques.

Mes deux ouvrages sur le pastoralisme en Provence pendant la Seconde Guerre mondiale comblent une lacune sur cette période de l’histoire pastorale trop longtemps négligée jusqu’alors par les chercheurs et professionnels du pastoralisme.

Disponible sur ce lien : cliquer ici.

En résumé…

Mes ouvrages, alliant rigueur historique et accessibilité, offrent des clefs pour comprendre l’histoire vivante du pastoralisme provençal et ses enjeux actuels.

Chaque livre répond à des questions précises et/ou peu explorées par les publications habituelles sur ces questions, en s’appuyant sur des archives inédites, des mémoires de transhumance, des traités anciens et des témoignages oraux venant de bergers, éleveurs, producteurs de foins de Crau, directeur de manufacture de laine, organisateurs des manifestations culturelles autour de la transhumance, etc.

  • Bergers et moutons de la Crau à l’alpe couvre 4 000 ans ininterrompus d’histoire, des bergeries romaines à la transhumance actuelle, en passant par le canal de Craponne et les moyens de transport — une synthèse interdisciplinaire pour comprendre l’évolution des pratiques pastorales et leur impact sur les paysages.
  •  Les chemins de transhumance dans la Provence du XVIIIème siècle cartographie les drailles et carraires entre Basse-Provence et Dauphiné, en transcrivant intégralement et analysant les carnets de route de 1752-1753 et la réglementation des chemins de troupeaux — un éclairage unique sur l’organisation militaire de ces migrations ovines sous l’Ancien Régime.
  • Le mouton mérinos en Provence au XIXème siècle révèle le traité inédit de Chiousse (1816), premier mémoire professionnel sur l’amélioration des laines et la diffusion du mérinos, en lien avec la bergerie nationale d’Arles et les réseaux de transhumance entre Provence, Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes.
  • La bergerie nationale d’Arles (1805-1825) précise ce panorama en étudiant l’implantation et la diffusion du mouton mérinos sous Napoléon et la Restauration, à travers les ventes de laine, la transhumance du troupeau impérial et les liens avec la bergerie de Perpignan.
  • La transhumance arlésienne durant la Seconde Guerre mondiale (1939-1942) documente, grâce à des archives communales et privées, comment les éleveurs ont adapté leurs troupeaux ovins et bovins aux restrictions, notamment l’accès aux alpages malgré l’Occupation.
  • Pastoralisme et transhumance en Provence (1939-1948) complète ce tableau avec des témoignages de bergers et une analyse de la reprise après la Libération, montrant la résilience des communautés pastorales face aux crises.

Ces livres ne se contentent pas de raconter l’histoire du pastoralisme et de la transhumance dans le Midi de la France : ils éclairent les défis actuels biodiversité, gestion des parcours, adaptation au climat, valorisation des territoires — en s’interrogeant sur les solutions du passé pour envisager les pratiques d’aujourd’hui et de demain.

Alors que 2026 met en lumière la richesse des pâturages et des savoir-faire pastoraux, mes ouvrages constituent une ressource fiable pour qui veut comprendre les racines et l’avenir de l’élevage ovin en Provence.